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Elye Wahi : « L’OGC Nice et moi, ça a été le coup de foudre »

Avatar de Nathan Danchesi

De retour en héros sur la Côte d’Azur, Elye Wahi n’a pas boudé son plaisir de retrouver le Gym ce jeudi face à la presse. Les coulisses d’un transfert mouvementé, son envie farouche de revenir à Nice, mais aussi ses passages plus délicats à Lens et Marseille : l’attaquant s’est livré sans détour. (Crédit photos : Terres de Ligue 1)

Elye, on sait que ça a été long les négociations, comment as-tu vécu toute cette attente ?

C’est vrai que j’ai reçu beaucoup de messages des supporters niçois qui m’attendaient un peu également. Mais je suis très content et très fier de pouvoir commencer la saison et aider le club à atteindre ses objectifs.

Tu n’avais pas peur que le transfert n’aboutisse pas ?

Non, j’étais assez confiant. J’ai continué à travailler en attendant parce qu’il fallait que j’arrive assez prêt, mais non très confiant.

Comment expliques-tu et comment décrirais-tu ce lien qui te lie aujourd’hui à l’OGC Nice ? Quels mots mettrais-tu sur ce rapport ?

Je pense que c’est comme un coup de foudre. Malheureusement, la saison n’a pas été fantastique, mais l’essentiel était de rester en Ligue 1 et c’est ce qu’on a réussi à faire. Et maintenant, je pense que c’est du passé. Il faut qu’on regarde devant et c’est à nous de montrer un beau visage, que ce soit pour les supporters ou tous ceux qui regardent le football.

Et comment peux-tu expliquer ce coup de foudre ? Parce que tu arrives dans un contexte difficile, tu reviens dans un club qui n’a pas forcément des objectifs très élevés et malgré tout, tu ne voulais que l’OGC Nice.

C’est vrai. Après, quand tu regardes une fille, des fois tu as le coup de foudre (rires). C’est exactement ce qu’il s’est passé avec l’OGC Nice et j’en suis très content. À moi maintenant, sur toute une année, de leur rendre la confiance qu’ils m’ont donnée.

Tu as refusé la Lazio, qui était quand même européenne. C’était une décision difficile ou c’était naturel pour toi ?

Non, franchement, dans ma tête, c’était assez clair déjà dès le début. C’est vrai que le club avait quelques soucis financiers, mais comme on dit, Dieu merci, ça s’est fait et j’en suis très content. Je suis reconnaissant envers le président, le directeur sportif et le groupe INEOS.

Concernant l’accueil que tu as reçu, est-ce qu’il t’a touché ? Est-ce que tu t’attendais à autant, même si tu sais que tu es aimé ici ?

Oui, bien sûr. Comme je l’ai dit, j’ai reçu beaucoup de messages sur mes réseaux sociaux. Malheureusement, je ne pouvais pas leur répondre, mais je suis très content. L’accueil a été exceptionnel et je les remercie. Dans tous les cas, dans ma tête, c’était que l’OGC Nice. Je savais qu’il y’avait quelque chose qui n’était pas fini.

Est-ce que tu te rends compte que tu reviens avec un statut un peu différent et est-ce que ça change les choses cette fois-ci ?

Non, bien sûr. Je sais que je serai attendu. Après, c’est ce genre de responsabilité que j’ai envie d’avoir et j’en suis très content. Je donnerai tout pour le club et même pour les supporters.

Avec qui as-tu maintenu le contact au club pour voir l’évolution du projet ? Parce que ça a changé depuis…

Oui, c’est vrai. Avant la Coupe du Monde, le directeur sportif (Roger Ricort) m’a contacté et m’a dit que leur souhait était que je revienne. Je leur ai dit que, pour l’instant, ma saison n’avait pas encore commencé, qu’il fallait que j’attende pour voir avec Francfort ce qui était possible de faire.

Laurent Abergel, dès son arrivée, m’a envoyé un petit message pour me dire qu’il aimerait bien qu’on joue ensemble. Aujourd’hui, malheureusement, il s’est blessé. Toute l’équipe est de tout cœur avec lui et j’espère qu’il reviendra assez vite pour pouvoir aider l’équipe.

Et à Francfort, tu as discuté avec Dino Toppmöller. Ça a été très rapide comme discussion, tu savais qu’ils ne voulaient pas compter sur toi ?

Oui, c’est vrai qu’on a dû échanger, parler. Je pense que ça ne venait pas forcément de lui. Ce sont des décisions qu’on doit accepter en tant que joueur de foot et je l’ai accepté. Je leur souhaite une très belle saison parce que je leur appartiens.

Dans quel état physique es-tu ? Est-ce que tu serais capable de démarrer un match dès dimanche ?

Non, je suis encore un peu court. On verra avec le coach ce qui est possible de faire mais je suis apte à rentrer en cours de jeu et à pouvoir aider l’équipe.

Cette sortie de l’aéroport, on t’avait prévenu un peu ? Tu voyais venir cet engouement ?

Non, franchement, pas du tout. Quand j’ai atterri, je suis allé aux toilettes et j’entendais des bruits. Je me disais : « C’est quoi ça ? » (rires). Une fois que je suis revenu, j’ai vu deux ou trois regards et j’ai tout de suite compris.

Ta casquette, tu l’as récupérée ?

Oui, elle est bien au chaud (rires).

Tu avais créé une belle osmose avec Claude Puel. Là, c’est Olivier Pantaloni. Quels échanges as-tu eus avec lui ? Est-ce que tu le connaissais un peu avant ?

Oui, j’en ai entendu parler. C’est un coach très humain, très professionnel, qui a jusque-là gardé de bons résultats. J’espère qu’avec toute l’équipe, on réussira à garder ce cap-là pour pouvoir amener l’équipe à un certain niveau.

L’année dernière, tu t’es épanoui en quelques mois. Tu penses que tu peux continuer à t’épanouir ?

Bien sûr, c’est le but. C’est pour ça aussi que je suis venu ici. Parce que j’ai senti, que ce soit des supporters ou même au club, avec la direction, avec l’équipe, qu’il y avait quelque chose. Je pense que de le faire maintenant sur une saison, ce serait magnifique.

Est-ce que tu t’es fixé des objectifs personnels sur un nombre de buts ?

Bien sûr. Les objectifs personnels sont importants. Mais le plus important, avec la saison qu’on a passée l’année dernière, c’est de penser collectif et pas penser à soi. Je pense qu’aujourd’hui, si toute l’équipe arrive à faire la saison qu’on doit faire, à être le plus haut possible, je pense que ce serait une saison riche.

Est-ce que tu as été touché par les déclarations de Clauss, le nouveau capitaine, qui voulait absolument que tu reviennes ?

Après, comme je l’ai dit, c’est vrai que je me suis bien entendu avec tout le monde. Je suis quelqu’un d’assez démonstratif, qui montre mes sentiments. Que ce soit des coéquipiers ou même avec les supporters, avec les dirigeants, je pense que c’est ça aussi qui fait qu’ils avaient peut-être envie que je revienne pour pouvoir les aider.

Est-ce que justement, tu dirais que tu es un joueur qui marche à l’affection ? On parle souvent de ça pour te caractériser. Est-ce que tu es d’accord avec cette idée ?

Oui je pense que moi, comme je viens de dire, je suis quelqu’un qui est assez démonstratif. C’est ça aussi que les gens aiment chez moi.

Est-ce que c’est en partie pour ça qu’à Lens et à l’OM, où on t’a laissé moins de temps, ça a été plus compliqué ?

Non, à Lens, je ne pense pas que ça se soit mal passé. Ce sont les « on-dit ». Pour moi, à Lens, je pense que j’ai fait une bonne saison. Pour une première saison, marquer dans des matches importants en Ligue des champions et en championnat aussi, ce n’est pas une mauvaise saison. C’est vrai qu’à Marseille, ça a été plus compliqué. Mais aujourd’hui, c’est du passé. J’ai envie de regarder devant et pas derrière.

Vu les six derniers mois que tu avais faits la saison dernière, est-ce que tu n’avais pas envie d’autre chose que de rejouer le maintien avec l’OGC Nice ?

Je n’avais pas envie de changer d’environnement, changer encore de club, refaire de nouvelles rencontres et, potentiellement, devoir parler dans une nouvelle langue. Ici j’étais bien, Dieu merci ça s’est fait et j’en suis très content.

L’année dernière, tu disais que tu étais un peu revanchard. Là, tu n’as pas cet état d’esprit-là ?

Ah il n’a pas changé. Vous verrez bien, il n’a pas changé. J’ai commencé assez tôt en Ligue 1 avec une certaine attente autour de moi. Malheureusement, j’ai eu des coups de moins bien. Aujourd’hui, sur les six derniers mois, tout le monde a vu que j’étais capable d’aider l’équipe et de continuer à marquer des buts. Maintenant, j’ai envie de le faire sur une saison entière.

Ce serait quoi une saison réussie à titre collectif ?

Être dans les dix premiers, je pense que ce serait une saison réussie avec la saison dernière qu’on a passée.

Qu’est-ce que tu as retenu de ce Mondial avec la Côte d’Ivoire ?

C’était ma première Coupe du monde. C’était une très belle expérience, que ce soit avec le groupe ou même sur les matchs. Malheureusement, on est sortis en 16es de finale. Mais je pense qu’on a un bon groupe pour aller loin dans toutes les compétitions internationales. J’en suis très content.

Tu ressens un petit peu que tu vas devenir un des tauliers du vestiaire ?

C’est tout ce que j’ai envie d’être et c’est toutes les responsabilités que j’ai envie d’avoir aussi dans cette équipe. C’est maintenant à moi de le montrer avec le maillot sur les épaules.

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